VERTIGE ET MÉLANCOLIE, par Angelo Rendo (trad. Denis Montebello)

[Ringrazio Denis Montebello per la generosità e l’amicizia. Mi onora il fatto che abbia manifestato interesse per questo scritto. A me non capita mai di uscire fuori. O fuori dai confini. Ora, e per la seconda volta, e sempre per mano di Denis, un pezzettino di Sicilia, eroica e profonda, prende la strada della Francia, di La Rochelle, del sud Ovest, della Nuova Aquitania, del Golfo di Biscaglia, della francofonia.

Denis Montebello ha ripulito il testo dalle incrostazioni dell’afferramento, lo ha levigato. E mi pare la sua traduzione abbia superato l’originale.

Qui, il blog di Denis Montebello, e “Vertigine e malinconia” in francese.]

À Enna et à Piazza Armerina, l’une des présences les plus réelles, les plus rassurantes, est le rite funéraire: tout un pullulement d’affiches mortuaires géantes et de magasins de pompes funèbres pour les rues du centre. Beaucoup de vieux, beaucoup d’affaires.

Les services funéraires seront inévitablement les derniers à quitter ces pays désormais perdus, dépeuplés.

Ici la mort triomphe, elle envahit tout, on ne la laisse pas, comme c’est le cas ailleurs, entre parenthèses; elle tapisse les murs; aucun lieu ne lui échappe, aucune pierre.
Enna et Piazza Armerina n’ont plus sens, villes rétrécies et closes. Ces temps n’en veulent plus, elles se préparent à être aspirées dans les enfers plutoniens. Même si Perséphone a tenté l’irruption dans les sphères célestes, Pluton détient le nombril de la terre et, sans répit, nettoie la peluche qui l’empoisonne, un peu plus bas, à Pergusa.
Dans les quelques mots des indigènes la fatigue et la mélancolie, le noir et le vertige. Gardiens de pierres destinées à tomber, l’une après l’autre.
Des endroits de l’autre monde, c’est vrai, d’une Sicile continentale, lombarde. Haute, inaccessible, boisée et verte. D’une rationalité froide qui se heurte à l’idiotie de l’homme quand il n’est plus un homme pour l’homme.
Ainsi la pierre, placée en 1960 sur la façade d’une maison morne et inhabitée, au terme de la montée qui conduit à la limite d’Enna, le Castello di Lombardia, à nous faire contemporains de Cicéron (qui semble avoir demeuré là, en 70 A. C., à l’époque du procès contre Verrès), et à sauver Enna du souffle qui la soulève, elle, cité d’une arrogante beauté. Oublieuse et altière.

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